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Psychologie

La perte de poids induite par la chirurgie bariatrique n’entraîne pas toujours l’amélioration attendue sur le plan psychologique et il arrive même parfois que ces troubles s’aggravent. En effet, après le changement pondéral le patient doit faire face à des problématiques auxquelles il n’a pas toujours été préparé : modification radicale de l’image du corps, du personnage social, confrontation avec la séduction ou la sexualité. L’accompagnement psychologique pré et post chirurgical permet de préparer le patient à ces changements.

 

Les faux espoirs

 

Si le patient attribue la plupart de ses échecs à son poids, il risque de vivre la perte de poids sur le mode rédemptoire et d’être déçu devant une réalité qui ne tient pas forcément ses promesses. Ces patients attendent de la chirurgie bariatrique une réparation extérieure et il est donc important de connaître les attentes des patients et notamment d’identifier une perception erronée de ce qu’apporterait la perte pondérale. En effet, une fois le poids perdu, l’espoir n’est plus permis et le patient peut se retrouver fragiliser sur le plan psychique. Cette notion souligne l’importance du travail de maturation, de mentalisation du projet chirurgical.

 

Persistance d’une mauvaise image de soi

 

Certains patients continuent de se voir obèses et l’image négative du corps ne s’améliore pas après la perte pondérale induite par la chirurgie. En effet, il faut comprendre que l’image du corps relève plus du registre de l’imaginaire et du fantasmatique que des formes objectives de la silhouette. L’image de notre corps se construit au travers des expériences sensitives et relationnelles. Ainsi, la chirurgie, en améliorant les formes réelles du corps n’agit pas nécessairement sur l’image du corps des patients. Ainsi, il peut être nécessaire d’accompagner le patient au cours de son amaigrissement pour l’aider à la reconstruction psychique en parallèle de la reconstruction physique.

 

La déception du nouveau corps

 

Après l’euphorie accompagnant la perte de poids sur les premiers mois, les patients peuvent présenter une importante déception dans la mesure où le corps réel ne correspond pas à l’image idéale qu’ils avaient construite. Il est alors nécessaire d’aider le patient dans un travail d’acceptation de ce nouveau corps correspondant à un travail de deuil du corps idéalisé. Par ailleurs la rapidité de la perte pondérale peut entraîner une problématique identitaire, le sujet ne se reconnaissant plus. Ce sentiment est d’autant plus marqué chez les patients dont l’obésité s’est constituée durant l’enfance.

 

La décompensation psychique

 

Les risques de décompensation psychologique après la chirurgie bariatrique ne sont pas à exclure. En effet l’importance de la perte de poids souvent rapide peut induire un sentiment de vulnérabilité. La perte de l’enveloppe corporelle protectrice vis-à-vis des agressions du monde extérieur et des tensions internes peut être menaçante et entraîner une décompensation psychique le plus souvent sur un mode anxio-dépressif. Ainsi l’identification d’une fonction défensive ou protectrice du corps gros est essentielle avant la chirurgie. Il s’agit là de l’un des rôles de l’évaluation psychologique pré-chirurgicale.