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Les complications éventuelles

I- LES COMPLICATIONS PRÉCOCES

 

Une étude qui fait référence (méta-analyse de Buchwald) retrouve sur près de 29 000 patients une mortalité post-opératoire de 0,1% pour les techniques restrictives (anneau et sleeve), de 0,5% pour le bypass gastrique.

Les complications précoces sont de deux types :

 

  1. Les complications médicales : Elles peuvent survenir comme dans toute chirurgie et sont non spécifiques.

 

Il s’agit essentiellement des infarctus du myocarde, des phlébites et embolies pulmonaires, des infections pulmonaires ou urinaires.

 

  2. Les complications chirurgicales :

 

  • Elles dépendent du type d’intervention. En ce qui concerne l’anneau, il a été décrit des cas de perforation gastrique ou oesophagienne..
  • Concernant le bypass et la sleeve, les deux principales complications sont la fistule et l’hémorragie. Dans tous les types d’interventions comportant des sections du tube digestif (estomac ou intestin) et donc des anastomoses, il existe un risque de fistule au niveau de chaque suture réalisée.
  • Le taux de fistule varie entre 2 et 7% suivant les équipes et suivant l’intervention (environ 2% après bypass et 3% après sleeve).
  • Dans notre série ce taux est inférieur à 1 %.
  • La gravité de ces fistules dépend essentiellement de la rapidité de la prise en charge et des facteurs de risque du patient. En ce qui concerne les hémorragies, elles sont rares autour de 1% (0,2 % dans notre série).

 

II- LES COMPLICATIONS SECONDAIRES

 

1. Après anneau gastrique:

Les complications rencontrées sont la dilatation de la poche gastrique (environ 5% des cas) avec le risque de glissement de l’anneau, voire de perforation gastrique. La dilatation de l’œsophage avec intolérance alimentaire invalidante dans 15% des cas. La migration intragastrique de l’anneau (2 à 5%). Les complications liées au cathéter et au réservoir sous-cutané sont très fréquentes, mais faciles à traiter.

 

2. Après bypass gastrique:

Il s’agit essentiellement des ulcères (2%), des sténoses anastomotiques (6%), et des occlusions secondaires dont la fréquence est d’environ 3% (hernie interne, adhérences, occlusion au niveau du pied de l’anse ou des orifices de trocarts). Il existe par ailleurs un risque de lithiase vésiculaire chez les patients qui présentent un amaigrissement rapide. Ce risque est de 3% au cours des deux premières années qui suivent l’intervention.

 

3. Après sleeve gastrectomie :

Les complications secondaires sont représentées par les sténoses gastriques (rares) et le reflux gastro-oesophagien dont la fréquence est d’environ 10 à 15%.

 

III- LES COMPLICATIONS TARDIVES

 

Elles sont de trois types :


1- Les complications fonctionnelles
:

Les nausées et vomissements sont observés chez plus de 50% des patients     ayant un anneau, beaucoup plus rarement en cas de sleeve ou de by pass.

Le dumping syndrome (rougeur du visage, céphalées, palpitations et diarrhées) pourrait s’observer dans 70% des cas après court circuit gastrique.

 

      2- Les déficits nutritionnels et vitaminiques :

 

Des déficits aigus en vitamine B1 peuvent survenir en post-opératoire immédiat en cas de vomissements après bypass et être responsables d’encéphalopathie. Les déficits en fer, calcium, folates et vitamines B12 surviennent après les interventions malabsorptives comme le court circuit gastrique. Ces risques imposent une surveillance rapprochée et une supplémentation vitaminique.

 

3- Les reprises de poids :

Il existe après toute intervention de chirurgie bariatrique des échecs à long terme liés à une reprise de poids qui peuvent nécessiter une réintervention.

En conclusion malgré des complications éventuelles et/ou parfois la nécessité de réinterventions, la chirurgie de l’obésité reste largement justifiée. En effet de nombreuses études ont montré qu’à long terme, la survie des patients obèses opérés d’une chirurgie bariatrique est supérieure à celle des patients non opérés (réduction des décès de cause cardio-vasculaire et par cancer).